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Archive for juin 2012

 

Presque à poil sur le pieu, une cachaça à la main, avec dans les oreilles un Velvet de derrière les fagots, celui de la banane, la voix d’outre-tombe de Nico, râpeuse, charnue, perversement innocente, la Tucker mettant la pression, Lou du temps où il n’était pas encore serf de Dieu, la folie de John Cale pimentant le tout…Un impossible rêve? Que nenni, mon état actuel…

 

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Je vous l’dis tout net, c’est pas l’genre de cliché qui m’fait bander, hein…

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Aéroport « Charles de Gaulle » – Terminal 1, Paris (France)

 

Entre le moment où j’ai quitté mon appartement montmartrois et celui où j’ai franchi le seuil de celui de Brasilia, vingt-six heures se sont écoulées, un « no man’s land » à nul autre pareil, sans poids, sans consistence, flottant, impérieux et fugace en même temps, fait d’aéroports, d’interminables queues, contrôles, commandements, envols, repas innommables, bouts de sommeil, correspondances, échanges avec les voisins de siège à propos de tout, de rien et même de l’essentiel, comme souvent entre des gens qui savent qu’ils ne se reverront plus…

 

Aeroporto Internacional « Antonio Carlos Jobim », Rio de Janeiro – RJ (Brésil)

 

Puis ce fut l’arrivée, et le sentiment, enfin – dans la voiture qui me ramenait, sous un ciel changeant valant mieux que les 26 degrés qui m’accueillirent, vers mon deuxième « chez moi » – d’une étrangeté renouvellée qui tout effaçait, d’une réconfortante distance qui était loin de n’être que géographique…

 

Aeroporto Internacional « Juscelino Kubitschek », Brasilia – DF (Brésil)

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« Quand la gloutonnerie de vivre et l’impossibilité de le faire se rejoignent, la résolution ne peut se faire que dans la violence. L’art est cette violence. »
( Pierre Michon)

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La leçon sur le cube

On prend une pierre
on la taille avec un ciseau de sang,
on la polit avec l’oeil de Homère
on la racle avec des rayons
jusqu’à ce que le cube devienne parfait.
On embrasse ensuite plusieurs fois le cube
avec sa bouche, avec la bouche des autres
et surtout avec la bouche de l’infante.
Après quoi on prend un marteau
avec lequel on écrase vite un angle du cube.
Tous, mais absolument tous diront d’une même voix:
– Quel cube parfait aurait été ce cube
s’il n’avait pas eu ce coin brisé!

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Salabreuil, forever

 

EMPIRE DU PARDON

Soleil du haut des toits du ciel. Toujours ici dans le dessus. Quel appel y concentre ses larmes couleur de pierre? Pas un arbre n’y touche. Où trouve-t-il accueil au plan des eaux? Je suis là de la main frappant d’exil et gravement mes pensées d’entre les oiseaux du jour. Un hiver sans fin passe comme un fleuve lent aux limites du silence. Ai-je droit à la vie et de mordre aux pains de poussière du temps?
(Non répondent les fumées ruées dans le plus bleu de la lumière non. L’étagement des linges crus jusque dans l’âme claire du vent. L’odeur poissonneuse des cours de lèpres émigrant parmi les mers en haut. Les lucarnes maigres jetées en l’air ouvertes à des parages d’herbe inaccessible. Et les morts gravissant l’escalier terrible de l’oubli. Tout m’abandonne en contrebas. Tout m’a dit non.)
Je suis ailleurs dans le dessous du monde. Une neige endormie me surplombe. Et c’est le niveau des sources de la nuit pure. On ne peut connaître pays plus sombre. Il est mieux que natal. Il est sorti de moi. J’y pose chacun de mes pas comme un jet de bouleaux. Puis les torrents et les montagnes à l’avenant du cœur. Et surtout quand le soleil a troué la surface pour descendre ici. Je l’ai vu lentement refleurir et se mettre à la voie. Cet asile conclu d’aube et commencé d’obscur. Cette glissée consolatrice dans l’empire du pardon.

 

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Je soussigné, compte tenu de l’accroissement exponentiel du nombre de libertins en pantoufles – lesquels commencent à me les hacher menu, menu – tiens à préciser avec la fermeté voulue que, si demander gentiment à la dame avec laquelle on aurait bien envie de jouer à papa-maman si elle en est d’accord et passer son chemin sans rancune si elle répond « non », c’est être un affreux tenant de l’ordre moral, ben, oui, je le suis; contents?

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