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Archive for septembre 2012

 

« L’inhumanité du futur permet d’en prévoir l’impossibilité. A partir d’un certain degré de sauvagerie, dont nous sommes bien proches, rien ne pourra arriver qui concerne l’homme parce celui-ci n’y sera simplement plus. Sa négation incarnée qui pourrait peut-être résister ou s’adapter à cet excès de férocité n’intéresse pas l’homme que je suis encore. »
( Cioran)

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« Toutes les vérités ne se peuvent pas dire: les unes parce qu’elles m’importent à moi-même, les autres parce qu’elles importent à autrui. »
( Baltasar Gracián )

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« Voilà l’homme tout entier, s’en prenant à la chaussure alors que c’est son pied qui est malade »
(Samuel Beckett)

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« Qu’entendez-vous par sens littéral? »
(Roman Jakobson à ses étudiants)

Et si cette si juste « provocation » est vraie dans tous les cas de figure, elle l’est encore bien davantage pour ce qui est de la littérature…

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Je suis de ceux qui avouent sans vergogne aucune aimer comme au premier jour les écrits de Modiano (et en particulier ce livre-là, à mon sens le meilleur de ceux lus à ce jour: la brume, la distance, l’inimitable tremblé qui ramasse et disjoint à jamais mémoire et présence, cette mélancolie qui s’insinue sans coup férir – ni celle du sablier qui se vide, ni celle des heures jamais tout à fait oblitérées, mais celle d’un temps qui jamais ne se résoudra à être l’un ou l’autre…)

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« poco a poco la verdad empieza a ascender como un cadáver […]. Y entonces […] me pregunto : ¿ soy yo el joven envejecido ? ¿ Esto es el verdadero, el gran terror, ser yo el joven envejecido que grita sin que nadie lo escuche ? […]. Y entonces pasan a una velocidad de vértigo los rostros que admiré, los rostros que amé, odié, envidié, desprecié. Los rostros que protegí, los que ataqué, los rostros de los que me defendí, los que busqué vanamente.

Y después se desata la tormenta de mierda. »
(Roberto Bolaño: Nocturno de Chile)

 

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Bref…

 

Lorsqu’on me pose la question (car il arrive qu’on me la pose, maintenant que je suis, grâce à quelques amis, passé de « rien » à « deux fois », voire à « trois fois rien », ce qui, comme chacun sait depuis Devos, est déjà quelque chose): « Pourquoi cette parcimonie, ce besoin de faire court, de sans relâche élaguer, limer, raboter? », je réponds toujours par la superbe sentence de Michon, quelqu’un qui, pour ce qui est de la concision, en connaît un rayon: « La longueur de corde impartie au fildefériste est brève »…

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