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Archive for avril 2014

« L’avenir est rare, et chaque jour qui vient n’est pas un jour qui commence ».
(Maurice Blanchot)
Un avenir sans commencements, c’est proprement insupportable, et c’est pourtant celui que la jeune génération voit se dresser devant elle. Qu’on en soit arrivé là, certains de la mienne s’en croient (et on les en rend), à tort ou à raison, en partie coupables. Mais, vrai ou faux (sans doute un peu les deux, comme toujours), cela n’exonère en rien nos cadets des responsabilités dont ils croient parfois pouvoir s’affranchir au nom de la supposée « mort des grands récits et des idéologies » (ça va un peu mieux depuis quelque temps, d’accord, d’accord…), mortifère ineptie, car, plus on la martèle, plus on les enterre, au profit et pour la plus grande joie de la seule qui ne dit pas son nom, qui n’admet même pas en être une et qui, pour notre malheur à tous, tient le haut du pavé depuis les années’80…

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jlb

 

« Decirse adiós es negar la separación, es decir: Hoy jugamos a separarnos pero nos veremos mañana. Los hombres inventaron el adiós porque se saben de algún modo inmortales, aunque se juzguen contingentes y efímeros. »

« Se dire adieu, c’est nier la séparation, c’est dire: on joue à prendre congé aujourd’hui, mais nous nous retrouverons demain. Les hommes inventèrent l’adieu parce qu’ils s’éprouvent quelque part immortels, bien que se sachant incertains et éphémères. »
(Jorge Luis Borges – traduction: André Rougier)

 

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Il est des lecteurs qui, bien qu’étonnamment indulgents vis-à-vis de mes élucubrations, se plaignent parfois de n’y point voir mon coeur, ou mes tripes, ou les deux. Je réponds toujours aussi humblement que fermement que pour moi, la poésie, et la littérature en général (l’écrit pour faire « englobant ») ne relèvent ni de la table de dissection ni de l’étal du boucher, en les incitant à y regarder à nouveau, et mieux, et alors, qui sait, peut-être…

 

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Dans ses admirables dialogues avec Claire Parnet, Deleuze dit de la littérature américaine: « Tout y est départ, devenir, passage, saut, démon, rapport avec le dehors… »

 

 

Certes! Mais, à y regarder de plus près (et valant plus d’une fois): départ: oui, mais vers où?; devenir: oui, mais de qui et de quoi? ou alors immobile? (lui que le philosophe qualifie, somptueusement, de « géographique »…); passage: oui, mais à travers quoi? et pourquoi? (alors que le « comment », lui, déborde, toujours en excès); saut: oui, mais souvent de l’ange…; rapport avec le dehors: oui, mais presque toujours oubli ou biffure du dedans…
Seul le démon nous convainc tout à fait – confirmation, mais nullement surprise…

 

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Conseils d’ami

 

Ne jamais dire à un Argentin (à un Uruguayen autant de fois que faire se peut, et plus encore…):
– que le plus pur, sensuel et authentique tango, c’est de l’autre côté du Rio de la Plata qu’on le trouve aujourd’hui;
– que pour les connaisseurs (dont je ne suis pas), il en va de même pour ce qui est de la viande rouge;
– que si, en comparaison avec ce « monstre » qu’est depuis belle lurette São Paulo, Buenos Aires est un havre de paix, douceur de vivre et sérénité, l’on peut, sans l’ombre d’un doute, en dire de même de Montevideo par rapport à la cité portègne ;
– que, si la littérature argentine est (et toujours fut) riche, vivante et exceptionnelle qualitativement, ni Horacio Quiroga, ni Mario Benedetti, ni Felisberto Fernandez, ni Juan Carlos Onetti, ni Carlos Liscano, ni Eduardo Galeano ne sont, et n’ont jamais été argentins, comme il arrive à certains de le penser, de l’imaginer, ou de le rêver…

Je les suis moi-même ces conseils, et à la lettre…

 

m u

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« Ils veulent en finir avec le tragique, legs d’une certaine pensée grecque et du christianisme, avec l’imaginaire et le fantastique, signes d’une pauvreté de vie… »
( Kenneth White à propos des nihilistes dans « L’esprit nomade »)
Pas étonnant que, tout comme Michon, je ne les aime guère…

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De ce que fut la relation entre Buonarroti et Cavalieri nous n’en savons rien, en fait: nous devinons, donc dévions…Un Moderne en aurait beaucoup parlé pour en dissimuler l’essentiel, eux l’ont caché pour que la représentation en soit lumineuse, évidente…

[Nota d’avril 2014: modeste et iconoclaste hommage d’un hétéro à la revigorante manifestation d’hier, à laquelle seule la maladie l’empêcha à l’époque de participer…)

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