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Archive for avril 2014

 

Drôle d’époque, où la critique des textes « surécrits » (les noms de Gracq, des Forêts, Combet, Michon – et de plus loin, ceux de Delteil, de Hardellet – sans oublier Char ou Dupin s’agissant de poésie, ayant été cités, l’on voit bien à quel point ceux qui les ont évoqués savent peu, bien peu de quoi ils parlent…) va de pair avec l’exaltation des croisés du « bannissement » de la métaphore, à laquelle toute écriture digne de ce nom est par essence redevable et se doit de lui donner sa place – rien que sa place, mais toute sa place…
Drôle d’époque où parfois les mêmes poètes sont dénoncés par certains comme d’affreux « lyriques » (sans préciser bien entendu avec quelle définition du lyrisme, car il y en a tellement que celui qui voudrait y mettre un peu de clarté et de rigueur se sentirait à coup sûr et d’emblée perdu!), alors que d’autres leur reprochent au contraire de se cacher derrière les mots, d’obstinément se refuser à exhiber leurs tripes, comme si la poésie se devait d’être cet improbable et sinistre fruit de la copulation de l’étal de boucher et de la table de dissection…
Drôle d’époque où tout se passe comme si « l’arte povera« , courant qui mérite tout notre respect, mais qui pour les plasticiens n’en est qu’un parmi tant d’autres, s’imposerait à qui écrit comme la règle absolue, immuable, inviolable…
Drôle d’époque, mais il en eut d’autres, bien pires, alors…
Lorsque les voix évoquées dans ce qui précède se seront tues, d’elles-mêmes conscientes de l’inanité et de la vanité de leurs propos ou (ce qui est, hélas, bien plus probable) qu’elles auront été enfin confondues, la littérature, la vraie, celle que la durée toujours impose en tordant le cou aux fausses valeurs, restera, elle, cette littérature même dont – pour ne prendre que deux exemples, et en nous limitant aux vivants – Pierre Michon et Michel Deguy sont pour nous (avec bien d’autres, dont beaucoup de jeunes,) l’incarnation et la quintessence…

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Lecteurs

 

« Mes lecteurs sont des lecteurs de commencements – c’est-à-dire des lecteurs parfaits. »
(Macedonio Fernandez)

Comme je voudrais pouvoir en dire de même des miens! (à supposer qu’il y en ait, en espérant qu’il n’y en a pas trop, quand même…)

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Comment ne pas recommander la lecture de cette édifiante interview à tous ceux qui, tout en se disant d’un tout autre bord, se demandent encore, timidement, qui était vraiment Philippe Muray, d’où il parlait, et au nom de quoi, à côté de qui il se tenait, et pourquoiCeux qui le placent haut ont, au moins sur un point, raison: difficile de mieux faire dans la nauséabonderie

entretien avec Philippe Muray

[Nota de avril 2014: tout particulièrement en ce jour, et plus que jamais, dégoût de la grande coalition des moisis, de la détestable internationale réac, de quel bord que ses tenants se réclament…]

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