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Archive for juin 2014

 

« Je laisse le possible à ceux qui l’aiment. »
(Georges Bataille)

Moi aussi: qu’ils se le gardent, le couvent, bichonnent même, si ça leur chante! (bien trop nombreux sont-ils encore, mais ça changera, je le sais, je le sens, il le faut, sous peine d’anéantissement, d’étouffement, de mille morts lentes…)

 

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trahir

 

« Nous trahissons par loyauté. Trahir, c’est comme imaginer quand la réalité n’est pas assez belle. »
(John Le Carré)
Mais qu’en est-il lorsque cela veut dire trahir ta propre mort, l’instant dilaté où il te faudra regarder sans ciller celle qui ne te fera même pas l’aumône d’un visage?

 

lmef

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Comment oublier ce que j’ai ressenti le jour où j’ai compris, en parlant avec quelqu’un qui m’est précieux (au sens que la langue espagnole donne au mot…) que ce que je prenais pour une ultime et dérisoire tentation était en fait du désir, du vrai (rien à voir avec le sexe, c’est de littérature qu’il s’agit!)
Je n’en suis plus du tout sûr maintenant…

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« Il est vrai qu’aux enfants / jamais ne suffit la réponse…Ainsi jouent-ils avec l’armoire des secrets / et pour finir ils en emportent la clef en eux-mêmes »
(Vladimir Holan: Une nuit avec Hamlet)

« Aux enfants »: au sens le plus large, bien entendu…

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Rien de plus beau que ces refus contradictoires et symbiotiques: celui (pour reprendre les termes de Steiner) de la création de se justifier ou s’expliquer, celui du potier de rendre des comptes à l’argile…

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GATTOPARDO

 

Nous survécûmes à tous étonnements, lambeaux, harnais…
Aux tentations de l’enfantement – de toutes les pires.
Plus de prochaine fois, nous ne sortirons plus. Ne nous échangerons plus contre les promesses du jour. La sagesse toute fraîche ne s’en ira pas de sitôt.
Jusqu’à l’arrêt, sans bleu ni cuivres. L’arrêt comme si vous y étiez. Rien de bien connu. Des étendues bonnes à dire.

(Accéder, détourner : seules traces de ce lointain qui porte en lui nos vœux et marges…)

(Ensemble: en terre, en fumée, en poussière, en ombre, en rien…)

Que craignez-vous en ces fêtes où le lierre s’épanche, à l’heure où les feux tirent au noir, au plus sourd des nœuds, du sommeil rameuté, de l’éveil nourri de mimes et de gloses, embuant le bassin ébréché, l’envol de la guêpe, la chair enchâssée en sa coquille qu’étrangle la perle dès longtemps nommée et caressée, naissant cristal la dépeçant dans une odeur de volutes, de chasses opaques cambrées à tout rompre…

(Ne quérir ni la visée, ni l’épreuve, ni la séparation qui en viendra à saper leur prolifération, leur écartèlement…)

Nous ne savons que ce dont nous nous souviendrons, l’acquiescement qui va du nombre au chant

Rien racheté, pourtant, rien effacé de la libre durée où nous glissions de geste incurvé en cascade, humions les lames de demain sur les nuques et les cruches assouvies, simplement, pour l’anéantie à venir…
Fuite qui n’entame ni sépare, lumière délinquante, de quel côté qu’on la brise, aux retours…

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« La science manipule les choses et renonce à les habiter. »
(Merleau-Ponty)

Si l’on remplace « science » par « poésie » et « choses » par « mots », c’est, très exactement et tout à la fois, le faire, l’orgueil et l’ambition de tout un pan des avant-gardes qui hantent la scène poétique et cernent son devenir dès l’aube du siècle passé – et ce qui nous en sépare.
La faim (plus quêteuse que partageuse, avouons-le), le bref et dense, la profondeur (« en soi », sinon « pour soi ») face à celle forgée, joueuse, mutante, de la surface, le langage comme outil ou le même comme matériau, oui, ce n’est guère la même chose – sauf à la courbure d’un commun espace où (mais pour combien de temps encore?) nous nous rencontrons, aimons, retrouvons, cohabitons, devisons, vivants oxymores, improbable coïncidence des contraires…

 

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