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Archive for novembre 2015

novembre

Il n’y a RIEN après quoi l’on ne puisse écrire, là c’est différent, il le FAUT, on le DOIT aux morts, aux échos, aux témoins, aux fausses issues, là où l’adieu rejoint le sillon que nul ne saura ressaisir, lui qui apaise, forge l’écart à percer, écart premier et à jamais insurmontable, voix faisant face à qui vient s’y dissoudre, moins sûre que les mots qui s’y taisent, aidant comme elle peut cet autre qui n’est plus à se défaire du bris, du flot, de l’attente que disperse le dehors insoumis, scindé, dépouillé, mais à qui rien ne fait défaut, si ce n’est la trace dépossédée, l’accueil sans duperie vomissant l’arsenal du bourreau muré dans ses débris, sapé par la rage, nourri par l’aride, leurré par les serments du vil lointain…

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contamination

N’idolâtre pas l’entaille qui ne s’appartient plus, ne courbe pas en énigmes ce qui ne se laisse pas endiguer, fais perdre pied à l’ombre adverse, celle qui resserre l’espace, séjourne dans la trace, travestit le devenir.
Sois heurt et accord, ferme passeur, témoin labile, celui qui adoucit la vaine collecte de mots, la dépouille des alliances, des visées, du su et de ses décombres, des joutes, des libelles, du souffle et de l’emblème, des routes de sel, du bûcher éparpillant qui l’emporte, le fait sans repos galoper vers cette fin dont l’on ne s’aperçoit qu’au bout du bout qu’elle fait semblant: grain, roche, lichen, passage où elle s’oublie, nausée des veilles empêchées qui serrent et vacillent, captent l’abrupt, les poings crus, l’apprêt sans voltiges, le palper accompli où le soir gronde, qui te perce, te contamine…

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mort

Comment ne pas savoir, en écrivant, qu’elle ne t’y convie que pour t’en détourner, te faire miroiter (piège? vocation?) le filet aux aguets, le défi des lisières, l’usure qui abrite et t’ouvre aux mondes prodigues où il n’y a plus rien à profaner, que pour t’offrir, sans témoins ni recours, les méfaits du bond, le regard qui égare et alourdit, l’heure des démembrements, des giclées, des miels fouettés – sols calcinés, poussées de nuit, cortèges de torches, silence de tous le moins avide et le mieux assouvi, refus dernier de leurs seuils, de leurs guerres…

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écrire

Ce qui te heurte et te peuple, c’est l’habitude de tout retarder, seule demeure, disette confiée à l’entaille des demi-jours, migrant sans rien graver ni combler, purgée du souvenir de l’englobante violence du dire.
Ce qui te pousse et t’abrège n’est pas l’irrévélé, l’inentamé, mais ce qui (jour de chance ressaisie qui est parfois tout partout) les accueille sans les démembrer.
Qui saura te déshabiter, c’est cet Autre, rouage clos sur ses doutes, si loin qu’il se mue en carnage, en embûche, en grisaille, qui seul sait étrangler les ombres, resserrer les bornes, exténuer la promesse, dépouiller l’essaim impératif de la distance qui encore vous sépare, dans l’attente de l’assentiment qu’un jour il te donnera pour que tu le pétrisses tel qu’il vise à paraître.

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