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Archive for the ‘élucubrations’ Category

secr 4

Écrire entre les clous, faire les comptes, se tromper de portes, serrer des poings mal éveillés, retarder la défonce que menace l’envers des choses, ignorer le lieu qui veille, pèse et retarde, l’aiguille surgie pour l’effacer, les tiges dressées et la mémoire hargneuse, les furies se retournant marche après marche, l’effigie élue, les visages remplacés, la rancune toujours disponible...

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goo

Tout aurait pu être différent: la maigre parcelle qu’on loue, l’attente faite voix et paysage, le ciel que le hasard simule, les marionnettes univoques, les portes sorties des gonds pour suivre leurs traces.

Il n’en fut rien. Plus de maisons, plus d’horaires, seul le bref tremblement trouant nos cibles somnambules, le temps déchaussé où l’on s’abrite, l’incendie écourtant la vision, le recoin anonyme mis à son compte, la perte à laquelle on s’agrippe, qui nous tord, nous trahit, nous décroche et nous brise, pour faire venir – murée, trébuchante – « la rose de personne » qui dès longtemps prend soin de nous, nous console, nous aveugle.

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reg 1

Nous sommes cernés, captifs, séparés de tout.
Ceux qui nous font face piétinent à l’approche, prêts à saigner, broyer, abattre.
Tout en nous est trappe, clameur, offense, visée, entame, liesse.
Hors de nous, brûlant les passages, il n’y a que dés jetés, affûts aveugles, cris à vif, longues enjambées, murs froissés, fenêtres nues.
En bas, tout au long, la haine à son comble, montée à cru, dénoue, descend, embaume l’avenir, nous ferre et nous disperse.
Par-delà la nasse qu’on déchire et les regards effondrés, il nous restent, tapies dans nos magasins d’accessoires, la levée souple en son risque – la peur à exclure – la solitude de l’outil – l’échéance à usurper – l’espoir qui la préserve

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Nulle part où aller, plus rien à atteindre, rien à changer /
Les nuits accomplies, puis d’autres, et aucun souvenir,
les mêmes lieux, des débris, des choses de peu,
le défaut de tout, les bribes perdues,
le réel effondré sur ses reniements /
À perte de vue, l’étendue pillée, le tain qui se dérobe,
la langue que tolère le hasard docile,
le sens incurvé, rétréci, qui décline et s’en va,
le passé en désordre, le futur sec et clos,
l’acte sur lequel ils n’auront plus de prise /
La pensée sans objets autour, qui se braque,
rampe, incrédule, suspend et défait, confine
les noms ralentis, dissipe leur double précaire,
le battement sans poids, la naissance rabattue en
surprises que devine le geste à venir,
et les refuse

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Il n’est que temps de miner, blanchir, scier, rabrouer, tutoyer le pal sans mémoire, l’appât fêlé, le regard qui t’évince, le crible debout, l’essor par à coups, l’amont harassé, la gorge du désir, la main qui expulse et lacère, morcelle l’embellie, griffe l’effroi, renie le sablier, croît avec la pesée qui s’achève là où tournent les haltes, les épaves, le fatras errant avide de te quitter, de franchir la dernière entaille, d’enfin coïncider avec qui te capture et te dévore.
Plus personne à qui te fier, tous les débuts sont des sursis, puisqu’ils te mentent, puisqu’il n’y d’intact que la Roue, puisqu’il te faudra bientôt affronter ce « misérable miracle, de ceux qu’on nous réserve parfois pour que nous puissions deviner quelque chose de ce qui fut, qui pourrait être ou avoir été, sans remords, sans repentir. », comme le disait si bien l’ami Tabucchi….

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