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Archive for the ‘journal de bord’ Category

 

marche, boit, nage, +®crit, mange, respire, se coul (2)

Plus rien ne t’appartient, pas même le règne des morts. La brume qui monte des eaux te prend les yeux ouverts. Tiens seront désormais l’oubli avare, les souffles et les cailloux, l’ombrage qui t’aveugle, les rires anciens, les voix qui déjà sonnent faux, les heures qui commandent toutes choses tues, ou à venir – jusqu’aux mensonges qui les gouvernent et te ballottent.

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mk 30

Les nôtres arrivent de partout, tout à la joie des retrouvailles.

Les accolades sont fermes, les poings levés sans trembler crient victoire.

Ceux d’en face sont prêts, doigt sur la gâchette, la haine en bandoulière, guettant.

Dans la vallée, le vacarme nôtre fait silence, puis reprend de plus belle, chant tendu vers les temps clairs qu’ils ne verront pas.

Car ils ne savent pas (moi si) qu’ils mourront tous, regards tournés vers l’aval inabouti d’où vient la sombre délivrance.

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cm 6

Des morts ne restent que les choses qui furent leur lot: l’héritage qui dissimule, la nuit qui étouffe, le rivage qu’ils embarrassent / les débuts hors de portée, les berceaux vides, l’endroit qui les tient comme s’il savait / la clairière que perpétue la rouille du temps / les jeux comme à l’accoutumée / rien qui se puisse dire, comme la vieillesse, cette chose que l’on comprend, mais qu’on ne lit qu’entre les lignes…

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fortaleza

Tout ce bruit derrière toi comme si la dépouille à venir te fit revoir cette vie vécue telle qu’il te sembla qu’il fallait la vivre, ce trouble que le temps ronge jamais loin de toi comme si quelque chose se devait d’arriver pour l’en conjurer, t’en protéger…

Pour l’heure, les seules choses auxquelles tu crois, c’est la mémoire entrebâillée, le concert des crapauds et des cigales, l’odeur âcre des feux, l’ordre à jamais absent, les verres de cette eau qu’on dit de vie dans la clairière qu’assiège le crépuscule…

Penser sans bouger, seul dans le silence, prêt à laisser la mélancolie sans présages envahir les repentirs de ce monde…

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mask 1

Tout est retard élargissant le côté AUTRE, hasard qui t’appelle au loin, clef qui de toujours t’échappe, perte que te cache la fumée vers laquelle les choses roulent et les heures englouties, longues à effacer, à n’attendre personne, à fixer la fenêtre obscure où s’oublie le jeu qui tout raccommode, le souvenir du geste qui seul t’appartint…

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