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Archive for décembre 2015

Presteza da intuição, raio imune por essência, não por contingência, ímpeto de asa apagando o peso do desalento, fluidas vozes, radiantes, obscuras, confundidas ao ponto de abolir toda possível separação…
Se a poesia fosse um luxo, talvez nunca a teríamos encontrado; mas ela é tudo salvo isso, nunca tão asperamente necessária do que nesse inicio de século, onde de toda parte investe-se no desumano, onde a integridade mesmo do ser encontra-se ameaçada, agredida de fora e minada de dentro…Ela sim, e ela só, humilde e altiva, rugosa e sutil, cumpre o dever e tem o poder de libertar o segmento de altitude em nós contido e retido, durante aqueles poucos porém soberbos instantes pelos quais não há limite nem medida e que fazem de cada um de nos mais, muito mais do que a soma das suas pobres partes…
(São Luis, 1998)

Voir bientôt le jour se dessaisir de sa lumière derrière les arbres, le ciel d’un noir velouté, les étranges constellations au-dessus de ces terres qui ne m’ont pas vu naìtre, meeting in distant summer the step in which, for being’s sake, symmetry was long ago broken

  Sertão

Comment déminer les fins, se défaire de l’ombre qui t’esquive, sobrement respirer la savane qui t’éveille au monde, l’éclat qui raie le noir de ses humides lucioles…

Ampute l’instant, faufile-toi hors de l’heure, du zeste du fiel auquel elle se fiait, se rebiffant contre le silence qu’on lui prête

Il est des signes qui ploient, tancent et soupèsent sous la voûte faite escarboucle, désenclavée, fluide – te craignant plus que cela qui fut…
Car tu sais maintenant que tu pourras les décevoir, et comment…
« Arrivée de toujours, qui t’en iras partout. »

« Je suis fils de l’homme et de la femme, d’après ce qu’on m’a dit. Ça m’étonne… Je croyais être davantage. » (Ducasse)

« Monde sans repères abolissant l’heure au gré des rencontres et de la chance, les galeries, les passages avec leurs impasses, leurs ramifications aboutissant à une improbable agence de voyage ou à une librairie d’occasion, ce ciel plus bas, plus proche, fait de vitres sales et de frises où des figures éperdument allégoriques offrent leurs guirlandes à ce regard distant et docilement fixe, refusant de faire le pas qui pourrait l’éveiller… »
(par et avec Cortazar)

minotaure

Y goûter, c’est couronner qui sur l’heure te condamna, puis retourner le gant…Ce qui te fut volé ira vers ce qui blesse, parfums d’arrière-garde, bris des saisons en leurs volières, voisinage de jasmin, de branches sèches…Toi tu fermes les yeux, coules en toi, aiguises à ta propre obscurité ces leurres lucides, tends la corde du jour dessaisi comme un arc pour toucher l’avenir et l’entraver ; mais il n’y a pas de cible, rien en face à couper, ébranler, tout croule comme cette ville de sable au premier assaut de la pénombre, non pour s’y dissoudre, mais pour rejoindre qui en vain s’y rédime…

Pour nous, se jouant des lisières du fumier superbe, tes restes : le bec d’un improbable aigle désenclavant les cils, éperonnant les miroitements. Au bord de l’eau simple, le venin. Comme toujours. Une main gantée, le mendiant de tes paysages rouvrant la lèpre. Rumeurs des galets, à la nuit. Recul, parmi les gestes des femmes…
L’avenir trépané consume l’ongle, crisse sous la lenteur. Toi tu laisses faire, comme on s’abouche de blessure à blessure, dans le feu inversé, là où fument irréversiblement, épaule contre épaule, tumeurs et rixes, neiges et fables, sous le couteau de fiel d’une houle encore à prendre…
L’attente remisée dans la clôture des paupières, l’escalade de rasoirs qui ne délivrent pas, les cadavres exquis se vendant mieux que jamais! (regardez battre les tempes du silence…)
Je suis vieux, plus d’intrus à ensorceler, je m’en souviens, mais comme dans la lueur différée, je serre l’Impatience.

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Aucune raison (fors l’âge) qu’elle m’épie, qu’elle avance, qu’elle s’insinue – moins, sans doute, qu’en d’autres temps. Mais elle est là, je le sais, la sens, lisse, inlassable: pas terrifiante pour un sou, aveugle à peine. Je n’en ai pas plus peur aujourd’hui qu’autrefois, et elle le sait. Car me fut concédée – de par l’oeuvre du hasard, du destin ou de la volonté, peut-être des trois – ce qu’on peut appeler une belle vie (« un roman », disait l’autre), riche de ce qu’un homme peut posséder de plus précieux: le droit de dire qu’il ne lui est arrivé que ce qu’il désira (peut-être d’avoir appris à ne désirer que ce qu’il lui arrivait), infidèle à tout, sauf, sans désemparer, à quelques axiomes, quelques refus et quelques Grands Témoins…
J’ai aimé (et ça tient toujours) des lumières, des villes, des mots, des paysages, des illuminations et des gymnopédies, la femme qui m’accompagne depuis longtemps déjà (et quelques autres), l’incommensurable enfance, l’ocre de Toscane et le vert d’Irlande, l’incarnat d’une insoluble révolte, l’écrit qui rend le temps fluide et oublieux (nous retranchant du Réel à la seule fin d’en conférer à qui s’y adonne la pleine présence), le géant tropical qui me fit sien, tout ce qui se boit et brûle, les reflets jouant sur une peau cuivrée, le bruissement des langues du Babel de dedans, le désordre exact et frénétique des corps, les règles par moi-même tracées, les extases jamais refusées, mon inépuisable liberté d’intrus, la multiplicité des pistes et la quiétude des refuges: cela même que rien ni personne ne m’arrachera désormais, sauf elle, un jour que j’espère lointain, mais cela n’aura alors plus d’importance…
Je m’en irai sans descendance, ma lignée s’éteint avec moi, mon seul regret, ma grande douleur. Mais il y eut, pour me faire cortège – don de quelques-uns qu’en cette heure à leur insu j’étreins – du CRÉÉ (absolu et exact contraire du “forgé”), aussi proche, peut-être, de la vie vraie que ne l’aurait été mon propre sang, et puis les mises en mots de ce Réel (dont les “réalités” ne sont que parentes fuyantes et pauvres) pesant plus que tous les livres sacrés de ceux qui croient en qui et en ce que je ne crois pas, ou plus (mais depuis si longtemps que cela revient au même…)
S’il n’y a pas, pour moi, d’au-delà qui précède, console, plie et punit, je reste persuadé que la création véritable, celle qui quête et creuse, ouverte qu’elle est, et sans oeillères, à l’obscur et à l’inavouable, lève qui en affronte le risque comme qui l’accueille à cette transcendance sans Dieu qui seule nous justifie, et dont l’invention, qui la récuse, s’en passe et s’en prive éperdument, sans rémission (c’est d’ailleurs ce qui m’a, ici et là, rapproché de gens venus d’horizons bien différents du mien, voire opposés, et souvent écarté d’autres, avec qui j’avais tout en partage sur d’autres plans – tout sauf cela, il faut donc croire que ce n’était pas si peu…)
Il arrive encore que certains accomplissements et figures de ce que fut la foi de mon enfance, le Crucifié en premier, s’obstinent à m’accompagner – mais sans plus me hanter, juste entre humains, humainement
De ceux qui ont croisé mon chemin, si certains ont fini par m’approcher pour de vrai, peu m’ont connu vraiment. Conjecturons qu’il y en eut (le plus grand nombre, j’espère) qui se sont plu en ma compagnie, y ont trouvé, comme dans ces mots dont je n’ai jamais voulu qu’ils fassent « oeuvre », quelque plaisir, joie ou réconfort; d’autres m’ont détesté, et j’en suis fier, de ceux qui cherchent de l’autre les failles, sûrs qu’il y en a, désireux qu’il y en ait…(mais j’ai le plus souvent réussi à faire en sorte que ceux-là ne puissent pas longtemps rôder dans mes parages…)
En paix avec moi-même et avec le monde ( c’est de celle du dedans que je parle, la vraie, qui seule permet, d’un même souffle, de s’accepter, soi – et d’oeuvrer à le changer), cela fait bien longtemps déjà que je le suis, ni honteux du déjà accompli, ni regrettant ce que désormais je ne ferai plus; que soient pardonnés ceux que cela incommoda, car il y en eut aussi…
Des penseurs (comme j’aime ce mot, que je préfère au pompeux et vain « philosophes »!) m’ont éclairé tout au long du chemin, quelques-uns dont j’épouse entièrement les contours et puis d’autres, que j’admire aussi, et respecte, qui m’ont aidé à me poser des questions auxquelles nous n’avons pas forcément donné les mêmes réponses…Il y a, ainsi, des champs (à coup sûr bien moins du savoir que de l’agir) où la vérité (même réfléchie et infléchie par nos subjectivités) n’est point “rhizomique” et couvre seule, fermement, fièrement et en entier son territoire (l’emploi du singulier étant, en ces temps de “détresse” au sens hölderlinien et de relativisme revendiqué jusqu’au défi, de l’ordre d’une assumée et salubre provocation). Tout comme j’avoue sans vergogne aucune combien me répugne et m’épouvante l’idée selon laquelle TOUT peut et doit, partout et toujours, être “déconstruit”.
Tout ceci pour dire – ou redire – que j’ai des convictions, et même quelques certitudes, ce qui, par les temps qui courent (bien trop vite à mon goût), vous marque sans coup férir son homme, au fer rouge, inexorablement…
Mais trêve de justifications, éclaircissements et coups de fouet claquant, même tempérés par une tardive indulgence… Car je la vois se tenir dans la pénombre du seuil, patiente, immobile. Je n’ai rien à lui demander, encore moins exiger, si ce n’est que soit concédé aux autres l’oubli de ce que je fis et fus, qu’il n’en reste rien, ni trace, ni sillon – rien, suprême ironie, que ce blog égaré avec des millions d’autres dans le cyberespace où rien ne se perd, et j’avoue que l’idée qu’un humain tombe dessus par hasard et se risque à l’en parcourir dans quelques siècles me fait sourire sans forcément me déplaire…
Qu’elle vienne lorsque ce sera l’heure, pour ma part je me tiens prêt. À l’affronter, à l’amadouer, à la séduire, à la tuer…
Peut-être suis-je deux aussi, comme l’Aveugle – comment savoir? – mais si cela était, je crois bien deviner, moi, lequel des deux traça ces lignes…
(2012)

Note de décembre 2015: S’agissant d’un texte écrit il y a quelques années déjà, il est fort rare que l’on n’ait rien (vraiment, absolument) à ajouter ou retrancher – ce qui est pourtant le cas en ce qui concerne celui-ci.

je fus 3

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Bien que le mot me fasse toujours autant rire (et presque peur), ce blog – j’en suis presque certain maintenant, en dépit de ce qu’on entend ici et là – sera ma seule et unique « oeuvre« .
Toute autre solution (pour peu qu’elle existe, et soit viable, ce qui est moins que jamais dit) aurait le grave tort d’oublier que le temps m’est quelque peu mesuré, que j’ignore ce qu’il adviendra des deux ou trois ensembles (je n’arrive pas à m’habituer à dire « livres », cela me semble toujours aussi pompeux) déjà prêts, ou presque, que les deux essais qui me tenaient à coeur, l’un sur Borges et la littérature en personne, l’autre sur ce qui unit et disjoint ces deux mystères profanes qui se nomment invention et création – pour nous humains ce qu’il y a de plus authentiquement nôtre (et en même temps, et souverainement, tellement PLUS, et plus loin que nos pauvres vies) – ne verront jamais le jour…Des miettes, des bribes, des fragments, des briques entières, même, qui en auraient servi à l’édification s’y retrouvent déjà, et puis resurgiront, ici et là, vestiges de ce que jamais ne sera, ruines de quelque chose qui, dès avant de surgir, n’appartient déjà qu’au futur démembré du temps…
Car il n’y a que le blog qui réponde à l’exigence de la seule urgence qui désormais vaille, l’urgence de pleinement ÊTRE, celle-là même d’encore et toujours apprendre à vivre et mourir comme tout un chacun, en même temps comme nul autre…
Il y a dans cet échec – car ça en est un, bien que promesse et point hantise – comme de l’ironie (loin pourtant de ce dont on dit qu’elle serait la politesse), une façon autant mélancolique que tonique de botter en touche, d’alerter les autres, de par la manière de leur faire signe, sur ce qu’on aimerait qu’ils vous renvoient – ce qui tient, avouons-le, « de l’exaltation ou de la fatigue », comme le disait si bien l’Aveugle…
Ce à quoi je me suis, affranchi de l’espoir comme du doute, attelé depuis un moment déjà tient de l’acte gratuit (en paraphrasant Joubert, le fini n’est jamais achevé, et l’achevé jamais définitif), de la provocation pure, encore que pas forcément simple, de la lassitude (car comment guérir de soi, guérir du monde – et le guérir, ou s’en donner au moins l’illusion?), de l’exaltation éthylique (irriguant le sens du devoir, ou alors le contraire, comment savoir?) et – last but not least – de la préparation au Grand Trekk, tout en sachant, comme ce Valéry qu’il m’arrive d’admirer, mais de loin, que « la postérité, c’est des cons comme nous »…

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De très loin dans l’espace, à la seconde même dans le temps, bonnes fêtes et meilleurs voeux pour 2016 à tous, « hypocrites lecteurs, mes semblables, mes frères »! (et soeurs, bien sûr, je n’aimerais guère avoir le MLF sur le dos, pas même métaphoriquement! – rsrsrs)

 

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magritte 1

« Mes écrits partent du matériel qu’est ce « vécu » au sens le plus large dont parlait Claro dans un magnifique article paru il y a peu dans le « Clavier cannibale », ce qui fait que pour moi (et ceux qui partagent mes idées sur l’écriture) le livre n’a pas à se « tenir », [*] le problème ne se pose même pas, il n’y a rien à cimenter, il se doit, au contraire, d’être ambigu, contradictoire, foisonnant, incohérent et riche comme peut être la vie, qui va rarement dans une seule direction et converge encore plus rarement vers quelque chose… »

« Il est question de [*] l’existence (confrontation parfois, syntonie plus qu’à son tour, coexistence généralement pacifique toujours) de deux conceptions et pratiques de l’écriture et, partant, de la littérature.
Il ne s’agit (encore que leur présence et influence puisse à coup sûr
se faire sentir s’agissant des deux versants que je vais évoquer) ni de ce que j’appelle les « vieilles avant-gardes », ni du surréalisme finissant (assorti éventuellement des préfixes « néo » ou « post »), ni du modernisme devenu peu à peu « classique » à force d’être repoussé en arrière par  les vagues successives que le préfixe « post » n’arrivera jamais à définir et épuiser tout à fait.
La première de ces conceptions et pratiques que je veux évoquer a trait, bien entendu, à Oulipo et à ses contraintes, mathématiquement rigides ici, subtilement allégées là, mais, surtout, et bien davantage encore, à ces obliques et latérales ramifications, dérivées des ateliers d’écriture et où celles-ci, de bien plus libre et fluide manière que chez les oulipiens, se donnent comme source et point de départ (toujours matériel et concret) une lecture, une image, une musique, une citation, un lieu, une rencontre, bien d’autres choses encore – ce qui implique tout naturellement qu’il y ait projet préalable à l’élaboration, plan (individuel ou collectif) touchant à l’architecture et substance de l’oeuvre à venir, possibilité (probabilité même, dirais-je) d’écritures participatives et/ou collaboratives d’où cohérence et visée ne sauraient, de par l’essence même de la pratique en question, être absentes. Contrairement à ce que l’on a pu parfois laisser entendre ici et là, j’éprouve le plus grand respect pour cette façon de faire et la plus sincère admiration pour beaucoup de productions et réalisations qui en découlent, mais il est de notoriété publique (je ne m’en suis jamais caché!) que ce n’est, ni la manière dont je conçois, moi, l’écriture, ni l’idée que je me fais de ce qu’est et peut la littérature, laquelle ne saurait (quand bien même ces éléments y seraient également présents ici et là, et ils le sont!) relever uniquement du jeu, de l’expérimentation, de la combinatoire, de mises en joue ou sur le métier, ce qui est – pas toujours, loin s’en faut! – le cas de certaines oeuvres découlant de ces procédures, et parfois procédés. [*]
Je dirais, en abordant la deuxième, que bien de figures tutélaires l’accompagnent; pour fixer les idées sans appauvrir la chose, il me semble que les noms de Blanchot et de Bataille suffiraient à débroussailler le sentier qu’empruntent ceux qui s’y reconnaissent et dont, sans l’ombre d’un doute, je fais partie. Car je ne dirais jamais, moi (le hasard a fait surgir il y a des mois cette notation dans l’un de mes Carnets) qu’écrire « c’est comme respirer, manger, marcher ou forniquer, ni plus ni moins, un acte pareil à tout autre qui nomme, définit, accomplit et engage… », écrire est, qu’on en soit ou non conscient, un acte toujours lesté d’une certaine gravité, ouvrant, qu’on le veuille ou non, à la solitude, au silence, à la nuit, au désoeuvrement et à la mort. Nulle invocation des Muses à l’heure d’écrire, nulle invocation des dieux, nul appel à leur souffle, ceux qui y crurent (et il y en eut…lol) avaient tout faux…
La contrainte est également présente dans ce que j’écris, il ne saurait en être autrement, mais au sens que lui donnait Bataille (« Comment nous attarder à des livres auxquels, sensiblement, l’auteur n’a pas été contraint? »), soit une contrainte au long cours, sur le temps long également, où se retrouvent strictement les mêmes éléments (rencontres, lectures, lieux, images, etc), mais soumis à sédimentation, condensation, sublimation, fondus et malaxés là où le pur imaginaire vient aussi apporter son obole, de sorte que les sources et points de départ n’apparaissent que de loin, déjà voilés, masqués, ne s’offrant que lissés, lumineusement chiffrés, à distance qu’ils se tiennent à la fois de l’engagement impersonnel et de l’intime exhibé, les textes qui en découlent apparaissant comme définitivement rétifs à tout plan ou projet, intrinsèquement isolés, monades soumises au seul règne de la métaphore, succession d’îles que seule l’écriture (le travail sur la langue, laquelle ne saurait être autrement que « tenue et jouissant d’être tenue », selon la belle formule de Michon) vient relier, et peut-être aussi d’autres lignes de force donnant à tel ou tel sous-ensemble direction et cohérence au sens où tu les entends…Il me plaît néanmoins à croire que la position de retrait et la mise à distance finissent au bout du compte que n’en faire qu’un avec l’écho (certes assourdi, mais souvent violemment ressenti par qui se dispose à lire, non pas tant entre les lignes, mais au-delà d’elles) des émerveillements et déflagrations qui furent, à tel moment dans le temps et à tel lieu dans l’espace, les matières premières du texte. Mais l’on n’y retrouvera jamais (je l’assume, revendique même) la monstrueuse copulation – que par-dessus tout j’abhorre – de l’étal du boucher et de la table de dissection, mais plutôt cette alchimie, la seule à laquelle je puisse croire, qui « métamorphose le sujet en pure littérature et le délivre miraculeusement de l’individu qui le porte » (c’est encore Michon qui parle, sans doute parce que je ne saurais mieux le dire) »

[lettres à G.V (fragments), octobre-novembre 2015]

magritte 2

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« C’était la plus belle fille au monde, sauf que c’était un mec. »
   (d’après Copi)

Morale de l’histoire: ce n’est pas parce que vous avez quelque chose en plus que ça vous enlève quoi que ce soit…

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Je te revois (aussi lucide qu’une presqu’île), épiant tes lézardes, trop occupé à rédiger ta vie pour consentir à l’effleurement, Narcisse remis, Onan distant, sang au front de la Mémoire buvant leurs rides: faunes, odeurs, rebours, gerbes, pudeurs, langues, aiguilles, amas, cils, défricheurs, doigts, tumeurs, voiles, avals, bruines, sels, routes, levées, attouchements, murs, transes…
Entre chien et loup, SE RECONNAÎTRE: ceux dans la clôture du pacte, t’exilant, nous qui sommes morts, loin d’eux, dès longtemps, par voeu de connivence – malgré le retard à dire, et même si, loin de leur chaleur factice, il nous faut retrouver le délit qu’à jamais renouvellent la bouche, les doigts, le halètement de l’Autre…
(Rome, 1975)

 

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